Mon parcours

    La coutellerie est ma passion et j’en ai fait mon activité secondaire. Je suis salarié dans une importante société de matériel de protection électrique et mon boulot de technicien process est, par la force des choses, une limite au temps que je peux consacrer à la conception et la fabrication de mes couteaux. Mais c’est un choix que j’assume !


    J’ai démarré la coutellerie en tant que hobby il y a maintenant 5 ans d’une façon assez soudaine.
En effet, après quelques années passées à travailler en mission aux 4 coins de la France et à l’étranger pour une société de prestation en automatisme et informatique industrielle, j’ai radicalement changé de vie en 2003. Je suis venu m’installer en Alsace pour démarrer une nouvelle vie et j’ai opté pour un boulot sédentaire, ce qui m’a permis de redécouvrir une notion oubliée : le temps libre, les loisirs …A la même période, durant un séjour en Bourgogne, Eric, un ami collectionneur de couteaux et bricoleur, m’a fait travailler sur sa forge artisanale (barbecue, sèche-cheveux, etc…) et ça a été le déclic. Pas une révélation mais plutôt un retour aux sources.


    Des souvenirs très lointains ont resurgi : tout môme, mon grand-père m’avait donné le goût du travail manuel, du bricolage en m’apprenant à fabriquer divers objets, en commençant par les incontournables arcs et flèches. Je me souviens avoir cousu moi-même mes costumes d’indien ! Puis à l’adolescence sont venus les couteaux, les shuriken, les katanas et épées, etc… Le summum a été atteint lorsque j’ai « forgé » une épée dans la chaudière au coke de mes parents … je vous passe les détails !
En 1991, mon fils Mathieu est né, j’avais 21 ans et j’ai commencé à bosser « sérieusement ». Ma vie familiale et professionnelle a monopolisé toute mon énergie et le souvenir de toute cette activité créative s’est estompé pour revenir à la surface en force à partir de 2003.


    Je me suis donc investi avec passion dans la coutellerie. Je suis un autodidacte qui a appris à travers les livres, les magazines spécialisés, Internet et en discutant avec d’autres couteliers sur des forums. Mon premier coup de cœur a été pour les créations d’Alain Miville-Deschênes avec qui j’ai eu des échanges très intéressants et que j’ai eu l’occasion de rencontrer chez lui, à Québec en 2004.
J’ai également rencontré Bruno Duffort chez lui dans le Tarn au début de mon activité et nos discussions m’ont ouvert à la dimension artistique de la coutellerie. Dans tout objet fait à la main, que ce soit une création artistique ou artisanale, on peut insuffler une âme.


    Bien d’autres rencontres sont venues enrichir mon univers depuis mes débuts en coutellerie dont les plus importantes, en terme d’impact sur mes productions, ont été celles avec Tuan Luong et le duo de choc Fred Perrin/Philippe Perotti.


    Je me suis très vite orienté vers les matériaux High Tech par goût avant tout, mais aussi par ce qui peut s’apparenter à une sélection naturelle.
   Le stock removal s’est imposé naturellement puisque je vivais en appartement à Strasbourg, sans moyen d’installer une forge … déjà le backstand dans la cuisine faisait grincer les dents de ma compagne alors imaginez la forge ;-)


Ceci dit, j’habite maintenant dans une maison et ça ne m’a pas fait changer d’orientation puisqu’il n’y a aucun avantage à utiliser la forge pour travailler les aciers inox que je privilégie pour réaliser mes couteaux.
    A mes débuts, j’ai souvent été déçu par le manque de stabilité des matériaux naturels que j’utilisais pour mes manches, le bois se rétractait et ça ne me convenait pas du tout. J’ai toujours privilégié la rigueur et la précision d’ajustage dans mon travail et, au fil du temps, j’ai donc sélectionné les matériaux qui répondaient le mieux à mes exigences : aciers inox plutôt qu’aciers au carbone, matériaux synthétiques plutôt que bois ou cornes, Kydex plutôt que cuir …


   Je trouvais également intéressant d’occuper le terrain du couteau tactique, peu exploité en France où la coutellerie traditionnelle est fortement représentée.


    Mes orientations récentes vont vers le couteau tactique, utilitaire, pour lequel, fiabilité, ergonomie et précision de montage sont les préoccupations premières (et où l’esthétique passe au second plan diront certains, ce n’est pas mon avis !).


    Chaque nouveau projet est une occasion de progresser, d’évoluer, d’appréhender de nouvelles techniques. Rien n’est figé, « seul le changement est immuable »
;-)

 

- Accueil
- L’atelier
- Ma charte qualité
- Galerie photos
- Boutique
- Liens
- Contact